Proxisanté, c’ est le résultat d’un travail conséquent, important et de longue haleine qui a été mené à bien grâce à la consultation, à l’expertise et à la concertation des professionnels de la santé et de l’accompagnement.

En 2019, la maison santé-sociale en Wallonie était complètement détruite par les gouvernements successifs.

Cette mise à terre de l’institution s’est révélée de manière criante lors de la crise covid.

La reconstruction de cette maison santé-sociale s’est faite par la base, à savoir les acteurs eux-mêmes. En effet, ceux-ci ont été consulté afin d’améliorer son fonctionnement.

Aujourd’hui, ils vont pouvoir se saisir de cette nouvelle organisation afin mieux prendre en charge les patients, les bénéficiaires (peu importe leur appellation parce qu’au final ce sont tous les citoyens qui en bénéficieront ).

Un travail de concertation et de consultation.

Nous sommes face à un texte qui propose une nouvelle organisation de la première ligne de l’accompagnement et des soins.

L’objectif est de créer des conditions et un environnement propice à l’amélioration de la santé et à une meilleure accessibilité à celle-ci pour les Wallons.

C’est dans cette optique que les Assises de la première ligne ont été lancé, intitulées Proxisanté, dès le mois d’avril 2022.

75 000 personnes...

ont été consultée via des questionnaires. Ceux-ci ont été complété par des professionnels de l’accompagnement et du soin, mais également par des associations de patients.

Six ateliers thématiques...

ont été mis en évidence pour construire le processus : le maillage territorial, la gouvernance, le financement, l’offre des soins et des services, la communication et l’e-santé.

Ce travail est le résultat d’un important processus de consultation qui a permis de mettre en évidence les besoins spécifiques auxquels nous devions répondre. Nous devions notamment répondre à mieux structurer et à créer un écosystème soutenant. Il fallait mieux visibiliser l’offre des services.

Une organisation des soins à trois niveaux :

Le niveau macro

La Région

Le niveau méso

Les organisations des soins locaux.

Le niveau micro

Les bassins de vie.

LE NIVEAU REGIONAL

Constitué de :

L’Institut wallon de la première ligne appui scientifique

Constitué sous forme d’une A.S.B.L.  agréée par le Gouvernement.

Cet organe de réflexion sur les soins de santé de la première ligne sera composé de représentants d’acteurs de l’accompagnement et du soin, des organismes assureurs et des partenaires sociaux (qui siégeront avec une voix consultative).

C’est , donc, un organe d’appui aux professionnels qui sera chargé de produire des études et des avis, une caisse de résonance pour les différents problèmes qui lui seront soumis et un centre d’innovation pour proposer de nouvelles démarches de soins.

Du Forum de la première ligne

C’est une force de concertation, d’échanges et de diffusion de l’information qui sera composé de représentants des différents acteurs des institutions de la première ligne d’accompagnement et de soins, des organismes assureurs , des partenaires sociaux, de représentants de l’AViQ et du Gouvernement wallon.

Ce Forum de première ligne réunira des groupes de travail afin de répondre à des problématiques ponctuelles et mineures mais aussi des questions intra ou en interdisciplinarité.

Ce niveau sera encadré par l’AViQ qui apportera un soutien logistique.

LES ORGANISATIONS LOCALES DE SANTE

les organisations locales de santé (OLS)

Sont soit dans les communes, soit un groupement de communes.

Il y aura un maximum de 12 OLS sur le territoire wallon.

Les OLS recouvrent des territoires entre 200 000 et 550 000 habitants.

À quoi vont servir ces OLS ?

Elle serviront à  identifier la majorité de l’offre sur un territoire donné, à le mettre à disposition des habitants, à la fois les bénéficiaires et les professionnels, à organiser les relations entre les prestataires ou à consolider les besoins non couverts.

Elles représentent également l’occasion de visibiliser l’ensemble des services de l’accompagnement et des soins.

La population Wallonne n’étant pas homogène, chaque OLS va  définir ses propres objectifs en fonction des besoins de sa population. 

Les OLS seront composées de représentants des différents métiers, de différents acteurs, d’institutions de première ligne d’accompagnement et de soins, et des organismes assureurs et d’associations représentatives des patients ou de bénéficiaires déjà reconnues et actives au niveau du territoire locorégional.

Ce nouveau dispositif Proxisanté permettra d’attribuer des missions à chaque acteur et d’avoir une couverture territoriale maximum. 

Les organisations locales de santé vont , donc, succéder et remplacer les services intégrés de soins à domicile (SISD), avec les missions déjà attribuées, auxquelles s’ajoutent les missions des réseaux locaux multidisciplinaires (RLM), et les consortiums infirmiers.

Trois nouvelles fonctions vont être intégrées dans Proxisanté :

Des facilitateurs d’intégration...

qui accompagneront , pendant trois ans, chaque OLS afin qu’elles se mettent en place et s’adaptent à ce nouvel environnement.

la fonction de soutien à la première ligne

C’est-à-dire pouvoir répondre à des demandes précises de patients ou à des acteurs de première ligne pour identifier ce dont ils ont besoin et rediriger, le cas échéant, vers le bon relais.

Par exemple, une personne qui doit trouver un nouveau médecin traitant, un médecin, un nouveau médecin ou un patient qui serait en parfaite rupture administrative et qui devrait avoir besoin d’aide pour recouvrer ses droits.

la fonction de liaison médicosociale...

qui vise à recréer du lien entre le social et le médical, notamment en travaillant avec les relais sociaux et les relais santé, avec la volonté de limiter la rupture entre ces deux secteurs.

LES BASSINS DE VIE

C’est le niveau qui regroupe tous les prestataires de première ligne.

C’est le plus petit territoire commun sur lequel les habitants ont accès aux équipements et aux services les plus courants ( pharmacies, médecins généralistes,  infirmiers à domicile, aides familiales,… )

À ce niveau, la plupart du temps, les personnes se connaissent ou sont appelées à se connaître et à travailler ensemble.

Les bassins de vie auront des tailles variables en fonction du bénéficiaire. En effet , il y une différence entre une dame âgée ,qui vit dans une ville comme Liège, pour qui le bassin de vie est constitué de sa rue ou de son quartier où se trouve  l’infirmière à domicile , son médecin généraliste, sa pharmacie  et le  bassin de vie d’une personne active qui habite dans une commune, mais qui travaille dans une autre.

Ce niveau micro est financé :

  • Par l’INAMI, pour les prestataires de soins de santé on parle alors d’honoraires
  • Par la Région wallonne, pour les prestataires de l’accompagnement ( ex : les SAFA)

Ce texte propose, une toute nouvelle organisation qui permet vraiment de placer le patient, le bénéficiaire, au cœur des préoccupations.

Avec cette réforme, c’est un véritable changement, un virage pour l’organisation d’une première ligne de soins consolidée et accessible à toutes et à tous.

Le dispositif Proxisanté est voué à évoluer et de nouvelles fonctions peuvent voir le jour dans le futur. Cela pourra être le cas ,par exemple, pour les parcours en soins intégrés , financés par le Fédéral. Ce projet est en train finalement d’aboutir, même si les discussion avec les entités fédérées sont toujours en cours. 

 

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