BUDGET 2024

Politique des aînés

Le dernier budget de la législature permet de faire le point sur les différents projets touchant au politique des aînées en 2024.

Dans la déclaration de politique régionale, le Gouvernement s’était engagé à diversifier l’offre de structures d’accueil et d’hébergement.

En 2024 sera lancé une expérience pilote au sein de six maisons de repos qui permettent de revoir l’ensemble de l’organisation des maisons de repos, donc les normes de personnel, les formations. Ce sont les six maisons de repos qui sont visées, auxquelles on a dit : « Sortez complètement du contexte dans lequel vous êtes aujourd’hui. Les normes sont assez rigides, elles sont formatées : autant d’infirmiers, autant d’aides-soignants, et cetera. Regardez ce qui peut vous convenir : des éducateurs, des animateurs, des ergos, des logos, enfin tout ce qui peut être utile pour tester d’autres formules ».

Nous avons cette démarche qui concerne les normes de personnel, la formation, le profil de nouvelles fonctions, la démarche qualité, l’accréditation, la participation des résidents. Pour mener cette expérience, nous le faisons avec l’appui d’un consortium universitaire et du PACQSS, notamment pour le soutien aux démarches qualité, qui accompagnent les opérateurs dans la démarche et qui valideront celle-ci avec une publication scientifique. C’est un coût de 250 000 euros.

Photo de joyce huis sur Unsplash

Différents projets ont vu le jour.

Il y a le projet Tubbe,  46 maisons de repos en Wallonie sont rentrées dans ce projet.

Il y a également le projet Plan de relance, pour lequel nous avons lancé un appel à projets pour permettre dans le cadre de la diversification, d’avoir des immeubles dans lesquels il y a 15 habitations, qui accueilleront principalement des personnes âgées et où il y aura une forme de concierge qui veillera à la cohésion, à la supervision des gens. Les personnes seraient autonomes dans leur appartement, mais avec une forme d’entre-deux et d’habitat qui correspond peut-être à l’espace dont ils ont besoin.

Revalorisation de l’APA 

Une enveloppe d’un peu plus de 16 millions d’euros a pu être dégagée et réaffectée au budget de l’APA. C’est aussi important. Ce sont des petits moyens dont bénéficient des personnes âgées qui ont dépassé 65 ans, qui sont en perte d’autonomie et qui avaient des moyens qui étaient consentis et financés auparavant par le Fédéral et puis pris en charge par la Région. Ces moyens vont être renforcés, vont être revalorisés, leur montant va être revalorisé, en tout cas le montant des plafonds de revenus pour déterminer le droit à l’allocation, pour tenir compte des derniers seuils de pauvreté qui ont été publiés, c’est-à-dire ceux de 2022.

C’est une mesure qui permettra à la fois de rendre l’accès au bénéfice de l’APA à des personnes qui ne l’avaient plus.

Service d’aide et de soins à domicile.

En 2024, la région wallonne va augmenter de 1,5 euro la participation régionale pour tous les bénéficiaires des services des SAFA. Cela veut dire que l’on va évidemment réduire leur quote-part d’autant. Cela va coûter au bénéficiaire 1,5 euro de moins que ce que cela ne leur coûtait précédemment. C’est une mesure qui rentre en vigueur au 1ᵉʳ juillet.

Educateur en maison de repos

L’exercice du budget 2024 a permis de dégager une enveloppe récurrente d’un peu plus de 10 millions d’euros, soit 10,556 millions d’euros précisément, qui va être affectée au financement d’éducateurs A2 et d’aides logistiques dans les maisons de repos et maisons de repos et de soins.

Vous le savez, beaucoup de directions de maisons de repos disent avoir du mal à trouver des aides-soignantes, à revoir les normes, à avoir un encadrement complémentaire pour pouvoir apporter les repas, pour discuter avec les résidents.

Engager ces professionnels va permettre aux établissements d’augmenter le temps de travail du personnel déjà en place ou d’engager du nouveau personnel pour soulager le travail des équipes. Cette mesure entrera en vigueur le 1ᵉʳ juillet.

Plan d’investissements

En Wallonie, il y a les espaces communautaires, au nombre de 15, qui ont un coût de 1,560 million d’euros.  Sur les 15 espaces communautaires, vous savez que la crise a eu un impact sur le bien-être des aînés qui vivent à domicile.  Leur objectif est de lutter contre la solitude des aînés, mais aussi les habitants les plus fragilisés sur un territoire donné.

Un espace communautaire est donc un lieu de vie où il y a en journée des activités proposées pour des aînés, pour des personnes autonomes ou des personnes qui sont en isolement social, régulièrement et en groupe, avec la possibilité d’un accueil de rencontres de personnes de même génération, de contacts avec des personnes d’un autre âge, d’activités participatives diverses, d’échanges, de moments de convivialité.

Qui porte ces initiatives ? Ce sont les CPAS ou des intercommunales pour faciliter la pérennité et la garantie de l’accessibilité financière aux habitants qui seraient socioéconomiquement fragilisés, avec une coordination réalisée par l’AViQ.

Espaces communautaires

Le plan Baby-boom, c’est un plan d’investissement de 189,45 millions d’euros pour financer des projets de construction et de reconditionnement de maisons de repos, maisons de repos et de soins du secteur public et associatif, qui permettent la création de 677 nouvelles places et le reconditionnement de 2 273 places existantes. Ces investissements permettent d’améliorer considérablement le cadre de vie et de travail dans les établissements : les chambres – puisque les gens demandent maintenant des chambres seules –, des lieux de vie et de partage et des équipements qui sont nécessaires dans ce type de prise en charge résidentielle.

Accord du non marchand

En sortie de crise Covid, la Région Wallonne avait décidé de dégager 260 millions d’euros pour l’accord du non-marchand.

Voici quelques exemples concrets et tangibles :

Une aide-soignante qui travaille à 4/5 ème temps et qui a 12 ans d’ancienneté, touchait, avant l’IFIC, 2 339 euros brut par mois. Après l’IFIC, elle gagnera 2 508 euros par mois, c’est-à-dire un gain de 169 euros par mois. Un ou une aide-soignante qui travaille à mi-temps et qui a cinq ans et huit mois d’ancienneté gagnait, avant l’IFIC, 1 363 euros ; après l’IFIC, 1460 euros, c’est-à-dire un gain de 97 euros. Un ou une infirmière à temps plein qui a quatre ans d’ancienneté gagnait 2 826 euros dans l’ancien modèle, gagnera 3 253 euros par mois après IFIC ; il s’agit d’un gain de 428 euros par mois. Une infirmière-chef, une infirmière à temps plein ou une infirmière-chef qui a treize ans d’ancienneté gagnait, avant l’IFIC, 4 280 euros brut, après IFIC, elle perçoit 5 218 euros, c’est-à-dire un gain mensuel de 938 euros brut par mois. Un assistant social temps plein qui a trois ans et huit mois d’ancienneté, avant IFIC, gagnait 3 071 euros brut par mois.

Grâce à l’accord du non-marchand, il en gagne 3 445 euros bruts par mois, c’est-à-dire un gain de 374 euros. Un kiné qui travaille à quatre cinquièmes temps et qui a trois ans d’ancienneté gagnera 495 euros brut en plus. Un peintre qui a 18 ans d’ancienneté, qui travaille dans un des secteurs résidentiels, gagnera 416 euros brut en plus.  Concrètement, prenons le cas d’une aide familiale qui, grâce à l’accord non marchand, va toucher en moyenne 180 euros brut par mois. Pour une assistante sociale et un gestionnaire d’équipe d’aides familiales, la rémunération est augmentée, dès la première année de service, de 248 euros en brut par mois. Et puis, il y a des mesures d’aménagement de fin de carrière : une aide familiale de 58 ans qui a 26 années de service va pouvoir travailler un jour de moins, s’occuper de ses petits-enfants sans perte de salaire grâce à l’accord non marchand. Si elle souhaite quand même poursuivre à 38 heures par semaine, elle gagnera 455 euros brut en plus par mois.

Logements inclusifs et solidaires

Le développement des logements inclusifs et solidaires.  Dans le cadre du Plan de relance, des moyens à hauteur de 40 millions d’euros, via le PNRR, ont été dégagé pour créer neuf complexes d’habitat.

Il y a 9 complexes d’habitat qui comprennent quinze logements occupés par des personnes âgées de 65 ans et plus, en situation de handicap ou en perte d’autonomie. C’est ce que l’on appelle la création d’habitats inclusifs autonomes et solidaires.

Il y a 3 complexes d’habitats en province de Hainaut qui ont été accordés, trois en province de Liège, un en province de Luxembourg, un en Brabant wallon et un en province de Namur.

Offre de répit

Nous avons actuellement 827 utilisateurs. Cela s’adresse aux familles et aux aidants proches. On compte 21 services.

Quelles sont les perspectives futures ?

On voit bien que le stress, l’isolement, la fatigue entraînent un épuisement de l’aidant préjudiciable à sa santé, mais aussi à la qualité de sa relation avec le proche aidé. Pour soutenir les familles, les aidants et contribuer au mieux-être des personnes en situation de handicap, il est indispensable de renforcer l’offre de répit à domicile et résidentiel. Cela faisait partie aussi de nos engagements dans la diversification. Pour le moment, 21 services de répit au total, dont 15 services de répit qui prestent majoritairement du répit à domicile et six qui prestent majoritairement en résidentiel, sont reconnus et financés par l’AViQ. Le changement de paradigme lié à la désinstitutionnalisation des personnes en situation de handicap entraîne une augmentation de la demande de prestations de répit.

Les mesures visant à renforcer l’offre de répit dans le cadre du Plan de relance, le projet 254 mobilisera 1 million d’euros supplémentaires.

Si l’on prend en compte la subvention initiale, le Plan de relance et le FSE, le budget atteint 6,076 millions d’euros. Une augmentation qui s’inscrit dans une démarche de soutien à la politique du maintien à domicile et de soutien aux aidants proches qui ont été largement mis à contribution dans le cadre de cette crise sanitaire.

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